Le tourisme de masse en temps de Covid 19

En mars 2020, le Gouvernement français a décidé de confiner le pays au niveau national afin de faire baisser drastiquement le nombre de contaminations concernant la pandémie du Covid 19. Pendant trois mois, les Français ont dû rester chez eux avec une autorisation de sortie quotidienne qui équivaut à une heure de promenade. Dans ce laps de temps on a le droit d'aller faire les courses ou de venir en aide à une personne de sa famille. En dehors de ces autorisations, les citoyens n'ont pu accéder à leur profession dans beaucoup de domaines, notamment dans la restauration ou encore dans les voyages.


 Dès la fin du premier confinement, le Gouvernement a appelé à la prudence concernant les déplacements entre les régions ou même en dehors du pays. Le nombre de contaminés n'a pu atteindre un seuil suffisant pour ne plus risquer de nouvelles restrictions sanitaires ou pire, un nouveau confinement. Malgré tout, la France a décidé de rouvrir les frontières et de lever l'interdiction de déplacements. À partir de ce moment-là, beaucoup ont semblé oublier le risque de contamination auprès de la population, mais également le danger réel auprès des personnes vulnérables. Cela n'a pas empêché les Français de partir en vacances, avec certaines restrictions au niveau des hôtels, campings ou plus globalement, des lieux de vacances et d’hébergements.

Ainsi, malgré une pandémie datant de presque un an, le tourisme de masse n'a subi qu'une brève pause et ne semble pas prêt de s'arrêter en dépit de la santé des vacanciers. Cet été 2020 a d'ailleurs été la preuve d'un besoin de la population mondiale de s'exiler en dehors de leur habitation permanente pour mieux découvrir le monde. Ainsi, les départs en avion ou encore en bateau ont repris, au grand détriment des défenseurs de l'environnement et de l'écologie. Le tourisme de masse semble en effet tirer plus de désavantages que de bénéfices pour la faune et la flore. La pollution dégagée des gros moyens de transport aériens et navals empêche en effet un bon fonctionnement de l'écologie, et menace réellement les espèces animales et végétales par leur utilisation en masse.


 Le tourisme de masse dérange certaines populations locales qui souhaiteraient vivre sans relations avec la ville. Des touristes venues des quatre coins du monde envahissent les villages et photographient le quotidien et l'intimité de ces habitants. D'un autre côté, certaines populations commencent à jouer le jeu du tourisme pour survivre à la pauvreté, alors qu'elles s'y refusaient dans le but de garder une certaine tranquillité de vie.



Le tourisme de masse, en pleine pandémie mondiale, donne également du fil à retordre aux médecins et experts scientifiques. Malgré la mise en place de gestes barrières, le virus du Covid 19 se propage beaucoup plus facilement depuis la réouverture des frontières. Par ailleurs, de nouveaux variants ont été découverts depuis le début de l'épidémie : anglais, sud africain... Au delà des répercussions permanentes sur l'environnement, le tourisme de masse prend une ampleur démesurée avec l'atteinte à la santé des voyageurs. Il devient temps pour les États du système international de réfléchir sur une nouvelle stratégie de déplacements mondiaux sans mettre en danger la vie d'autrui, mais aussi sans détruire les habitats naturels de nombreuses populations et espèces animales ou végétales.


 Malgré tout, l'arrêt total des voyages pendant le confinement a mis en difficulté beaucoup de régions touristiques, surtout les pays vivant principalement de cette activité, comme certains pays d'Asie ou d'Amérique Latine. Ces derniers ont plutôt encouragé les voyageurs à reprendre la route des vacances pour sauver une situation économique au bord du gouffre. Effectivement, le confinement a mis à mal beaucoup de petites entreprises comme les maisons d'hôtes, les gîtes ou encore les refuges qui seront susceptible de mettre la clef sous la porte.


VOCABULAIRE :

donner du fil à retordre : rendre une chose difficile

au bord du gouffre: Être dans une situation critique, à la limite de la faillite ou de l'écroulement. On utilise cette expression en économie et aussi dans un contexte plus humain.
ex : Cette entreprise a accumulé des pertes considérables et se trouve au bord du gouffre.
ex : Jeanine a rompu avec son copain. Elle est au bord du gouffre.

mettre à mal : infliger une peine, une difficulté

mettre la clef sous la porte : faire faillite

Vous avez pris plaisir à découvrir cet article ? Partagez-la sur vos réseaux sociaux. Merci à vous !


Cours disponibles