Le pouvoir des réseaux sociaux au XXIème siècle
Le pouvoir des réseaux sociaux au XXIème siècle

Le pouvoir des réseaux sociaux au XXIème siècle


Avant, on parlait de MSN, MySpace et Skyblog. À présent, les jeunes parlent « l’internet » : sur Facebook, ils « like », sur twitter, ils « retweet », et sur Instagram, ils inscrivent des « hashtag ». Plus que jamais, les réseaux sociaux font le buzz auprès des jeunes, mais aussi des plus vieux. Parents, grands-parents, ils se mettent comme les adolescents à ouvrir divers comptes sur le Net. Un choix souvent influencé par l’entourage qui promet d’envoyer des photos de la famille ou des amis.


Un lieu de partage et de contact

La plupart des gens ont maintenant au moins un compte sur les réseaux sociaux. Cela permet en premier lieu de garder contact avec ses proches, puisque les réseaux détiennent une messagerie instantanée. Comme son nom l’indique, cette boîte de messagerie diffère totalement des mails : elle permet de répondre immédiatement à tous messages reçus. Les réseaux sociaux ne servent pas qu’à contacter sa famille ou ses amis. Ils permettent également de suivre un fil d’actualité plus ou moins large. Le membre du réseau peut donc suivre en temps réel les photos et posts écris par ses contacts, ou bien même s’abonner à diverses pages ou divers comptes pour suivre par exemple l’actualité ou les personnalités appréciées.

Concernant les sujets abordés sur les réseaux sociaux, ils ne se limitent en rien. Politique, sport, économie, ou tout simplement loisir, chacun peut y trouver sa place en cherchant divers journaux. Il est même possible de lire en ligne les articles sans débourser un centime, une aubaine pour suivre les dernières nouvelles sans se ruiner. Concernant Twitter, il devient même possible de commenter des posts directement écris pas des personnes connues, comme des hommes politiques, des experts et scientifiques, ce qui permet de rapprocher les citoyens des personnalités. Ce rapprochement donne lieu à une proximité inégalée.


Le pouvoir des réseaux sociaux dans l’ombre de ce lieu de partage

Les bienfaits des réseaux sociaux résident, en plus des contacts avec les proches ou le suivi de l’actualité, à laisser la parole à n’importe quel membre de la communauté. Débattre, commenter ou partager un lien devient de plus en plus courant, et permet enfin d’exprimer un avis sans se restreindre. De plus, grâce à l’anonymat ou le simple fait de se trouver sur Internet, beaucoup d’inscrits arrivent enfin à argumenter et s’autorisent une complète liberté quant à l’expression de leurs opinions.

C’est à cause de nombreux débordements et appels aux injures, à la haine voire à l’apologie du terrorisme qu’il a été nécessaire pour chaque réseau social de s’armer d’un logiciel permettant de signaler les publications et commentaires dits « à l’encontre des standards » du site en question. En effet, par la simple adhésion à un réseau, le nouveau membre accepte d’office la charte de celui-ci, l’empêchant de harceler une personne, de favoriser les comportements agressifs ou d’autres faits à caractère néfaste ou injurieux.

Signaler une publication ne s’arrête pas à un simple clic. Soit le réseau social supprime de lui-même le contenu grâce à un algorithme plus ou moins performant, soit des salariés sont embauchés pour lire eux-mêmes les signalements. En donnant un caractère humain derrière la demande de suppression d’une publication, le réseau social permet de s’assurer qu’un simple algorithme ne va pas empêcher la liberté d’expression sur un malentendu. Un exemple de faille de l’algorithme peut être ici plus parlant : un membre de la communauté Facebook a décidé de partager sur son mur un article d’un journal numérique bien connu, abordant un homme interpelé ayant crié « Heil Hitler », des paroles à caractère antisémite. Le but du partage de la publication résidait dans la diffusion de l’arrestation de l’individu pour se moquer de ses explications de la police (il affirmait avoir crié, en réalité, « Vodka Redbull » avec un accent russe). Cependant, le membre ayant partagé ce contenu n’avait pas cliqué expressément sur « partager l’article », mais avait pris une capture d’écran grâce à son téléphone portable. De ce fait, l’autorisation reçue par l’article d’écrire « Heil Hitler » n’a pas été transmise dans la capture d’écran. L’algorithme de Facebook a définitivement banni le membre de la communauté. Cet épisode prouve le besoin de lire au cas par cas chaque publication sur les réseaux sociaux. Ce pouvoir peut donc devenir gênant pour la liberté d’expression.

La suppression ou la suspension d’un compte permet de protéger la communauté de comportements dangereux : harcèlement, apologie du terrorisme, racisme ou encore discriminations. Pour certains, ce besoin de temporiser les propos de chacun peut aller à l’encontre de la liberté d’expression à la française. Cependant, cette loi étatique n’autorise aucunement l’appel à la haine envers une communauté ou un pays. De plus, les réseaux sociaux sont rarement français, mais plutôt américains. De ce fait, les standards à respecter sont au bon vouloir du créateur, et non en fonction de l’État dans lequel un membre se connecte.

La suspension de compte la plus étonnante a été celle de Donal Trump dans les dernières semaines de son mandat.


En effet, l’ancien Président des États-Unis, refusant sa défaite, a demandé à sa propre communauté d’aller investir le Capitol, là où le nouveau Président, Joe Biden, signait sa passation de pouvoir. À cause de cet appel envers ses défenseurs, plusieurs personnes sont rentrées dans ce bâtiment américain, et avec les débordements, cinq personnes dont un policier ont été tuées. Twitter, le réseau social avec lequel Donald Trump a écrit son post a décidé de suspendre son compte pour le bien de la passation de pouvoir, cet événement a relance la polémique autour de la liberté d’expression.

Affaire à suivre, en attendant la prochaine investiture de Joe Biden.


Vocabulaire

Détenir : posséder, avoir

Bienfait : un résultat positif, une bonne conséquence

Débourser : inclure de l’argent pour obtenir quelque chose

Anonymat : sans nom, dont on ne connaît pas l’identité

Débordement : un comportement qui va au-delà de ce qui est permis, qui dégénère, qui peut avoir des conséquences néfastes

Signalement : dénoncer, alerter sur quelque chose

Antisémite : discrimination envers la communauté juive

Algorithme : suite de règles formelles sur un site internet

Suspension : interruption pendant un moment

Apologie : discours visant à défendre une idée

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