Les enjeux de la famille recomposée en 2020 face au coronavirus
Les enjeux de la famille recomposée en 2020 face au coronavirus

Les enjeux de la famille recomposée en 2020 face au coronavirus


La notion de famille recomposée fait souvent écho à un divorce du couple, avec un remariage par la suite. Cette expression s’impose depuis les années 90 à la suite de plus en plus de cas, notamment en France. Malgré tout, cela n’a pas toujours été la norme d’un point de vue sociétal, puisque le modèle idéal d’une famille reposait sur le couple hétérosexuel marié. Actuellement, ce modèle a tendance à s’estomper pour laisser place à de nouvelles familles, comme les familles recomposées suite à des séparations.

Dès le début de l’année 2020, un nouveau virus vient s’immiscer dans le modèle de la famille recomposée. Plusieurs difficultés vont renforcer le sentiment que cette pandémie est aussi complexe au niveau sanitaire que sociétal.

En pleine épidémie de 2020, quels enjeux pour une famille recomposée ?


La restriction des déplacements pendant le premier confinement, une étape cruciale pour les parents séparés

Aux termes des conditions du confinement de mars 2020, le Gouvernement a décidé de limiter drastiquement les déplacements d’une région à l’autre, voire même au sein d’une même ville. Ainsi, beaucoup de familles ont pu énumérer un grand nombre de difficultés dans les mois qui auront suivis. Premièrement, une restriction des déplacements ne permet pas d’aller se promener plus loin que les alentours de son habitation. Pendant plusieurs semaines, les parents ont donc dû se contenter de quelques centaines de mètres autour de leur logement. Une décision peu acceptable en regard du développement des enfants.

De plus, les familles ont affronté une situation complexe face à la garde des enfants. Les parents trop éloignés ne pouvaient plus recevoir leur progéniture pendant un temps relativement long, en raison de l’arrêt des transports en commun et de la restriction des rassemblements, même familiaux. Une décision difficile à accepter pour de nombreux parents attendant de récupérer leurs droits de garde les week end et les vacances scolaires.


L’impact du confinement sur la famille recomposée, un enjeu social complexe

Les règles établies pour limiter la propagation du virus ont permis de sauver un grand nombre de vies. Malgré tout, au niveau psychologique, il faut relever plusieurs points concernant l’enjeu d’une famille recomposée pendant cette période.

En premier lieu, le fait d’avoir ses enfants à la maison pendant la fermeture des écoles et celle de son propre travail peut, à long terme, devenir relativement ingérable. En phase d’apprentissage, en fonction de son âge, l’enfant nécessite une stimulation permanente que seule l’école peut lui fournir. Pour les adeptes du télétravail, devoir jongler entre les tâches parentales et les objectifs professionnels journaliers peut s’avérer très contraignant.

Ainsi, en imaginant cette situation à travers le modèle d’une famille recomposée, il est facile de relever d’autres points négatifs par rapport à cette situation de confinement. Le fait de ne pas pouvoir voir l’un des parents mais de devoir rester avec le nouveau conjoint ou la nouvelle conjointe du parent présent peut devenir une source de stress pour l’enfant. Il perd effectivement le repère trouvé avec son parent absent, et les notions d’éducation peuvent réellement varier d’un parent à un beau parent. De plus, le nouveau conjoint peut avoir du mal à s’imposer comme point de repère dit adulte face à l’enfant.


Le conflit des modèles éducatifs dans la famille recomposée confinée

Enfin, bien que les bases éducatives des enfants reposent souvent sur un même concept, il devient fréquent de voir apparaître de plus en plus de méthodes propres à chacun. Par exemple, de nombreux parents choisissent la méthode dite de l’éducation positive, face à des familles plus strictes gardant une éducation plus ancrée dans les générations des années 90.

Ainsi, pendant le confinement, devoir éduquer l’enfant d’un autre en attendant la fin des mesures contre le Covid-19 peut réellement impacter la solidité de cette famille recomposée. Chacun ayant sa méthode, il est très complexe de jouer entre deux tableaux face à un parent dit légitime et un beau parent de l’autre côté.

En conclusion, rester confiné avec ses beaux-enfants ou ses beaux-parents pendant le confinement peut donc devenir une réelle contrainte pour l’épanouissement de chacun. Cette situation ne semble pas exceptionnelle, mais devient plus représentative de la difficulté des enjeux d’une famille recomposée lorsque celle-ci est contrainte de rester unie pendant une période plus ou moins longue, sans possibilité d’aller au travail, à l’école ou tout simplement hors du logement.


Vocabulaire :

Norme : il s’agit d’une règle suivie par la majorité des personnes, s’imposant alors comme « modèle ». Elle tend à évoluer en fonction du contexte et des époques. Exemple : la norme française en termes de repas est de trois par jour : le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner.

S’estomper : qui s’efface, est diminué face à un élément précis. Exemple : Les taches d’encre sur mon bureau s’estompe avec le temps.

S’immiscer : s’incruster dans une situation sans volonté de la part des acteurs. Exemple : Ma mère s’immisce dans ma vie sentimentale sans que je ne l’invite.

La progéniture : terme familier pour désigner les enfants

Stimulation : se développer par des activités, des jeux etc.

Beau parent : le nouveau compagnon d’un des parents.

Éducation positive : basée sur de la non-violence, l’écoute de l’enfant etc.

Épanouissement : atteindre un stade de développement heureux.
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